lundi 18 novembre 2013

Interclubs, ASBH-2 vs La Five

Il régnait hier soir le même abattement dans les vestiaires de l’équipe de France de foot et dans les vestiaires de ce lointain gymnase du 15ème au pied de la Tour Eiffel.Une Défaites 4 à 2 par une équipe à notre portée nécessite une remise en question. Après avoir eu Didier Deschamps au téléphone nous nous sommes mis d'accord sur une évaluation individuelle de chaque joueur afin de les remotiver et de les voir jouer sur leur vraie valeur.
Je vais donc m'attacher à le faire en quelques lignes.


Benoît:
Petit, j'ai vu tes yeux humides après la sévère raclée que tu as subie en simple. Sache que la vie t'en réservera d'autres. Tu as des parents bienveillants qui lisent tes mails et te couvent mais tu apprendras progressivement à leur montrer que tu es désormais un homme, comme Nawaz. Tu bats ton père, certes, mais il faut que tu vois plus grand, que tu crois en toi. Cesse de dire "je ne sais plus quoi faire" car dans le grand théâtre de la vie, maman ne sera plus là pour te dire "ce n'est pas grave" en t'apportant un bol de chocolat chaud, même si cette envie la brûlera encore longtemps alors qu'elle sera grand-mère. Lève-toi et marche Benoît. Tu as en toi cette force qui te propulsera au sommet.(Pour les parents de Benoît: je propose mes services à un prix raisonnable pour parfaire toute éducation, n'hésitez pas, ce n'est pas honteux d'avouer des difficultés).

Nawaz:
Espoir du club, rayon de soleil de cette soirée. Nous allons maintenant nous attacher à un régime protéiné pour étoffer un peu ces jambes graciles dont la détente te permettra un jour des smashs à la Radouane, le volant dans le filet en moins. Belle victoire en double, belle paire avec Benoît.Tu es un exemple.

Laurent:
Mon ami. j'aime te regarder rayonnant et tu l'étais. Quand je t'ai vu arriver avec ce beau blouson en cuir auquel tu avais rajouté des épaulettes te faisant ressembler à un Teddy Riner miniature et blanc, je me suis dit: "ce soir, il est invincible". Et tu l'as été. Regarde bien ton classement car tu vas bientôt voir apparaître 0,33 dans la catégorie "simple". Je renouvellerai cette expérience car elle m'apporte paix et joie. Je veillerai juste à te tenter en simple 1 pour voir ta vraie valeur.

Manu:
Certains disent que tu as des origines polonaises, d'autres portugaises. Certains pensent mêmes que, dans ton métier passé, tu travaillais sur les voies du Réseau Ferré de France à la recherche de câbles en cuivre. Tu es un homme mystérieux et sombre, jouant sur le respect et la peur qu'il inspire.Quand tu as contesté le comptage des points de ton jeune adversaire, je peux te dire que tu as fait mouche, il a paniqué. Il s'est vu pendu à un croc de boucher, ton visage grimaçant face à lui. D'ailleurs, tu as empoché le 2ème set sans problème. Il s'est hélas ressaisi au 3ème et ton épuisement t'a empêché de lancer le regard 7 bis que tu réserves à tes adversaires en cas de match serré. Tu t'es battu et, à Bad-18 nous aimons cela.

Fred
Certains vont dire que j'ai gardé le meilleur pour la fin. Ce n'est pas faux. Et quand je dis le meilleur, on parle du texte et non du joueur bien-sûr.
Fred, Fred, Fred, Fred... Je pourrais écrire que, lors de notre rencontre, j'ai joué comme une buse, incapable de réussir le moindre amorti et déclenchant des smashs dignes de Radouane à ses débuts quand il croyait que le badminton était juste un sport pour attraper les filles. Je pourrai dans un mea-culpa assumer cette défaite incroyable qui nous vit à 2 reprises mener de presque 10 points pour perdre au final en 3 sets. Mais, je suis le capitaine.
Fred, mon jeu était prémédité. Comme tu le sais, je suis avant tout un éducateur. Comment puis-je connaître ta vraie valeur si je ne te lance pas un défit? Si j'arrête de jouer me suis-je dit, comment va-t-il surmonter ses propres difficultés pour élever son niveau de jeu et prendre les commandes de la partie? Voyant le résultat qui confirmait ce que je pensais, j'ai préféré laisser filer. Il te fallait une bonne leçon. Tu m'as confirmé en simple le travail en perspective. Fred, ce n'est pas trop tard. Le Hutin était un roi. Utilise la noblesse de ton coeur pour rebondir, change ton hygiène de vie, incarne toi dans le badminton. Un peu comme les parents de Benoît, je ne serai pas toujours là pour te faire gagner comme à l'interclub précédent où j'ai marqué tous les points.
Fred, je crois en toi. Peut-être suis-je encore le seul mais ma clairvoyance me trompe rarement.

Accroche-toi mon grand.

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